jeudi 17 septembre 2009

N°0 Préface

blog mis à jour le 25 février 2012
Ce blog de 32 pages , vous expliquera l'origine des premières bouteilles,
les difficultés pour boucher les boissons gazeuses,
puis le premier système efficace de bouchage devenu international
quelques mots sur les systèmes suivants et toujours utilisés.
Bien d'autres systèmes de bouchage furent inventés mais disparurent rapidement.
Je ne vous parlerai pas des bouteilles actuelles que vous connaissez.
Ne vous fiez pas aux dates indiquées , elles sont volontairement modifiées pour obtenir un affichage des pages en ordre selon les N° afin de faciliter la lecture.
Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir.
Quelques photos et dessins proviennent d'internet car je n'ai pas la chance de posséder toutes ces merveilles qui me font rêver.

Bonne découverte à tous et n'oubliez pas en bas de la page 21 de cliquer sur
"messages plus anciens" pour voir la suite

Francis

Et maintenant , faites rouler la bille de votre souris pour faire défiler les pages , environ 30 minutes de lecture


dimanche 6 septembre 2009

N°1 coup de coeur , coup de foudre ?

Voici environ 20 ans , lors d'une visite au musée de la bière à Stenay situé dans la Meuse, j'ai découvert quelques bouteilles pour boissons gazeuses dont le système de fermeture m'a épaté.
Il n'y avait pas de bondon de bois , ni de bouchon de liège , pas de bouchon à bascule en céramique ou encore moins de capsule métallique etc....
En fait rien à l'extérieur pour obturer ces bouteilles.
Mais alors , si ce n'est pas extérieur , il faut que le système de bouchage soit interne à la bouteille ?
En effet , il y a dans la bouteille une bille de verre prisonnière puisque introduite lors de la fabrication , et un joint de caoutchouc placé dans une gorge à l'intérieur du col (ou goulot) .
Une fois la bouteille remplie , elle est retournée , la bille vient se placer dans le col contre le joint , et la pression du gaz de la bière ou du soda suffit pour maintenir la bille contre le joint et assurer une parfaite étanchéité.
Voici un bouchage réutilisable presque à l'infini , sauf si un enfant casse la bouteille pour récupérer la bille de verre et aller émerveiller ses copains qui jouent à cette époque avec des billes en terre..
Maintenant que j'ai découvert cette astucieuse bouteille d'origine plus que centenaire , le plus difficile sera d'en acheter une.

samedi 5 septembre 2009

N°2 Puis le temps passe

La vie reprend son cours et quelques années plus tard un soir , aux puces qui se déroulaient alors le samedi en vieille ville de Nancy devant l'ancien palais ducal , je vois 2 de ces étranges bouteilles à billes , je demande "combien ? ", 100 Francs pièce !

Ce prix me fait reculer mais la vendeuse devinant que je savais à quoi servait ces bouteilles me demande de lui raconter toute l'histoire , ce que je fais puis je continue ma promenade.

En réflèchissant je me dis "oui c'est cher mais tant pis je vais les prendre" je reviens sur mes pas , mais les bouteilles sont disparues comme par enchantement , elles viennent d'être parait-il vendues , c'est de ma faute je n'aurais pas dû raconter le rôle de la bille.

Je suppose que la brocanteuse venant d'apprendre la rareté de ces bouteilles , préfère les proposer à des généreux collectionneurs.

Ce sera pour une prochaine fois mais en ne me faisant guère d'illusion d'en retrouver un jour.

vendredi 4 septembre 2009

N°3 Enfin voici ma 1ère bouteille à bille


Les jours passent , je cherche sans vraiment chercher des bouteilles à bille puisque je n'en trouve jamais , celà me semble impossible d'en avoir une , même décourageant.

Chaque année fin juin , dans le parc Ste Marie à Nancy , il y a une grande brocante 1900 où l'on trouve vraiment des objets de qualité , propres , pratiquement intacts .
Mais ici comme ailleurs pas de bouteille à bille malgré mes visites matinales chaque année.
Et puis voici 10 ans , je m'y rend un après midi ( et non le matin )vers 16 h avec mon épouse (qui n'aime pas trop ces brocantes).
Nous déambulons dans les allées ombragées de ce parc centenaire et soudain , j'aperçois , posée dans l'herbe bien au loin devant nous , une bouteille bizarre , aucun doûte pour moi , je pars en courant vers cet objet ( mon épouse se dit "qu'est-ce qu'il lui arrive ? " ) et bingo , voici enfin l'objet tant désiré.
Je ne négocie pas le prix et je règle avec joie les 100 Francs demandés.

Dès le lundi , je montre à mon travail ma découverte dominicale , que personne ne connait malgré que c'est aux Brasseries de Champigneulles "la reine des bières".
Aimant faire des plaisanteries , j'imprime à partir de la photo d'une vieille affiche , ce qui devait être vers 1897 une étiquette de Champigneulles et je la colle sur ma bouteille .

Evidemment peu après son ouverture , la jeune brasserie de Champigneulles commença à utiliser des bouteilles mais avec des bouchons mécaniques en céramique ce qui était plus facile pour le passage dans les machines de lavage et de remplissage ( à cette époque et très longtemps encore le verre perdu non consigné n'existait pas , la réutilisation des bouteilles était écologique et moins énergivorace , on marquait même sur les bouteilles "verre prêté")

Les quelques collectionneurs passionnés de Champigneulles à qui je montre ma bouteille en faisant croire que c'est véritablement une des premières bouteilles de Champigneulles avec son étiquette presque intacte ( et pour cause ) deviennent verts de jalousie.

quelques traductions de : bouteille à bille


Anglais : bottle with ball

 Arabe :  زجاجة لها الكرة

Chinois : 瓶与球 - 瓶與球

Espagnol : botella a bola - botella con la pelota

Hébreu :בקבוק עם הכדור

Hindi : गेंद के साथ बोतल

Japonais : ボール付きボトル

Italien : bottiglia a biglia - bottiglia con palla

Portugais : engarrafa com bola - garrafa com bola

Russe : Бутылка с мячом

jeudi 3 septembre 2009

N°4 que c'est triste une bouteille seule


Me voici heureux avec ma bouteille et je n'envisage pas d'agrandir cette famille ,
d'ailleurs je ne fais pas recherche sur les sites de vente par internet.

Un jour , au moment de la St Francis , ma fille Caroline exilée à Paris , me demande de guetter le facteur.
Quelques jours après je reçois une seconde bouteille , et pas n'importe laquelle.

Si j'ai fait croire que j'avais une bouteille à bille utilisée par la Brasserie de Champigneulles naissante (qui s'appelait en fait Brasserie de la Moselle), ce ne fut qu'un demi-mensonge , celle-ci s'est rapidement agrandie (était-ce aussi un miracle de St Arnou qui a multiplié les chopes de bière ?), et racheté bien d'autres usines , puis son association avec "La Meuse" pour devenir "La Société Européenne de Brasseries" la plus grande brasserie du marché commun selon la pub de l'époque.

Caroline n'ayant pas assez enchéri sur Ebay , cette bouteille fit le bonheur d'un autre collectionneur mais le vendeur "Belge" voyant ses multiples enchères l'a contactée pour lui proposer une seconde bouteille identique , l'affaire fut conclue immédiatement et j'en suis ravi.

Cette bouteille fabriquée en Angleterre porte les gravures :

-BRASSERIES de la MEUSE
- BAR le DUC et SEVRES
-SUCCURSALE de BRIVES
- EAU de SOURCE
et au dos:
- Importé par
- Liewer Frères
- Paris
-Made in England

son joint de caoutchouc est toujours inséré dans le col
car souvent il est absent ou dessèché fendillé , voir tombé au fond
de la bouteille , la qualité du caoutchouc n'étant pas encore celle d'aujourd'hui.
( Hiram Codd dans ses premières bouteilles , utilisa une bille de caoutchouc fabriquée par Goodyear )

Un ami , très grand collectionneur d'objets "Champigneulles" ,
ayant vu cette bouteille n'a pas résisté à s'en procurer une.
( copieur ! )

Divers fabricants de boissons gazeuses français utilisèrent les bouteilles à bille (en verre blanc),
le bouchon mécanique en céramique ne sera généralisé qu'après 1900 et ensuite la capsule métallique couronne vers 1920 , l'emploi en France des bouteilles à bille cessera vers 1930
car elles étaient inadaptées aux machines modernes de conditionnement et d'un prix d'achat élevé dû à la complexité de fabrication.

mercredi 2 septembre 2009

N°5 d'où viennent les bouteilles ?

Je me suis toujours demandé comment faisait-on des objets ?
Avec des machines me direz-vous,
un peu facile comme réponse, c'est valable pour notre époque ,
mais il y a un , deux , dix siècles , quelques millénaires ?

En visitant le musée des Arts et Métiers à Paris j'ai trouvé des réponses ,
mais pas à tout.
J'aurais aimé savoir comment au temps d'Henri IV on fabriquait des vis et des écrous ,
il n'y avait pas de robots à commande numérique , à la rigueur une roue à aubes
pour faire tourner un archaïque tour si celà existait déjà , doués nos ancêtres.

Revenons à nos bouteilles , je suppose que l'idée remonte aux premières soifs de l'homme
et du besoin de transporter et conserver des breuvages ou autres elixirs ( les outres en peau de chèvre sont moins pratiques pour la conservation ).
Lors d'une petite expo de quartier j'avais préparé des planches explicatives ,
je fais un copier/coller j'irai plus vite pour vous expliquer , je ne vais pas réinventer le monde

j'ai découvert à la brasserie de Champigneulles un petit stock de bouteilles en grès,
ont-elles servies pour de la bière comme celà a existé dans les pays anglo-saxons jusqu'au début du XXème siècle? , je n'ai pas la réponse.Merci à Germain Gillet qui m'en a donné quelques unes.


maintenant il faut boucher

Et comme l'homme a toujours plus d'idées pour compléter les bouteilles , il a créé l'alcootest ,
mais entre le bouchon de "dom Pérignon" et cet objet de répression , il y a eu d'autres évolutions

( la page N°6 est supprimée )

lundi 31 août 2009

N°7 de nouvelles bulles concurrencent celles de "dom Pérignon"


Une invention qui va révolutionner la fabrication des boissons gazeuses ,
la gazéification .
La mécanisation dans les pays anglophones de la fabrication des bouteilles en verre et la gazéification artificielle des boissons engendrent la banalisation du verre , mais à cause de ces bouchons toujours en liège qui doivent rester humides pour maintenir une bonne étanchéité , on utilise des bouteilles à fond pointu (bouteille torpille 1769) et à fond rond (bouteille dite cocombre 1840).
Les bouteilles étant présentées couchées sur les étagères des épiceries et des pharmacies (ainsi que l'absence d'étiquettes , celà n'était pas trop "vendeur".
Les pharmaciens étaient aussi fabricants de boissons gazeuses ou non.
Vite , trouvons d'autres systèmes de bouchages.

dimanche 30 août 2009

N°8 Trouvons vite comment boucher



A Marseille il suffit de dire que c'est une sardine qui bouche le port , en plus elle y est naturellement.
Le bouchon de liège laissant fuir le gaz carbonique dissous dans les boissons , on créa de multiples modèles de bouchons mécaniques , mais la rouille de l'armature et la qualité du caoutchouc n'étaient guère favorables pour la durée.




Puisqu'à l'extérieur la solution
idéale n'est pas encore trouvée ,
pourquoi pas mettre un
dispositif interne , que la
pression du gaz
maintiendrait dans
le col de la bouteille
et l'obturant

L'idée est séduisante ,
mais ce bouchage en
bois et muni d'un joint
de caoutchouc (absent sur
la photo)ne sera pas facile
à nettoyer avec tous
les risques d'hygiène
pour la qualité et la bonne
conservation de la boisson



Et pourtant ce bouchage
imperdable et réutilisable
était presque la solution idéale.

Il va falloir l'améliorer en
trouvant une autre matière


samedi 29 août 2009

N°9 le bois est remplacé par une bille

Après différentes variantes
de "bouchons internes" ,
furent réalisées des bouteilles
avec une bille de caoutchouc
de l'américain Goodyear qui
fut rapidement remplacée
par une bille en céramique,
et un joint de caoutchouc inséré
dans une rainure située dans
le col de la bouteille,
Un système de bossage
(pouvant être placé en haut
ou en bas de la bouteille
servait à éviter que la bille
ne vienne reboucher le col
lorsque l'on versait le liquide.

Mais lors de l'ouverture , la bille
de céramique tombant dans la bouteille se cassait rapidement.

On la remplaça par une bille de verre plus résistante
mais qui après de multiples ouvertures , s'ébrèchait
la hauteur de chute dans la bouteille étant trop
importante.

Si les cardiologues avaient connu cette histoire ,ils auraient utilisé
des billes plus solides pour les premières prothèses valvulaires car
ces billes s'usaient après quelques années de fonctionnement.
(heureusement que mes valves mécaniques sont plus modernes).
Reste maintenant à éviter la détérioration des billes dans les bouteilles.

vendredi 28 août 2009

N°10 Génial Hiram CODD


Suite aux billes de verre qui s'ébrèchaient
en tombant dans la bouteille lors de
l'ouverture , l'anglais Hiram CODD
avec le verrier Dan Rylands ,pinça
le col de la bouteille pour limiter la
hauteur de chute de la bille.
Il déposa son brevet en 1872.

Enfin les bouteilles de boissons gazeuses tiendront debout.

Hélas son premier client , équipé avec des machines de
conditionnement pour les bouteilles "torpille " , lui
demanda d'appliquer son nouveau brevet à ses bouteilles ,
il créa donc une bouteille hybride (bouteille "torpille" avec bouchage à bille.


Ce nouveau col ainsi inventé deviendra un standard dans les pays anglosaxons:
Grande Bretagne , Canada , Etats Unis , Australie , Indes , Japon etc....
et utilisé également en Belgique , France , Allemagne , Portugal , Argentine , Brésil , Chili , Pérou etc........
et même sur l'île Maurice pour l'eau minérale Vacoas
Les bouteilles Codd , sont toujours utilisées sous leur forme d'origine aux Indes et à Katmandou au Népal

jeudi 27 août 2009

N°11 Comment fonctionne une bouteille à bille?


La bille est maintenue contre le joint par la pression du gaz carbonique dissous dans la boisson gazeuse.
Pour ouvrir il faut presser fortement sur la bille et la faire tomber dans la bouteille.
Pour verser il faut orienter la bouteille afin que la bille soit retenue par les bossages moulés dans le col.
Si l'on boit au goulot et que les bossages sont orientés vers le haut , la bille vient obturer le col , ce qui permet de boire par gorgée par gorgée.
(il existe parfois 4 bossages , donc il faut boire cul-sec ?)

video

Au début , aucun dispositif ne fut créé pour pousser la bille
(voir le N°19 pour découvrir les pousse-bille) il fallait
donc utiliser un objet quelconque ou son doigt  pour enfoncer la bille.

Les américains , ne voulant pas pousser la bille
leurs doigts (n'étaient-ils pas propres?) , firent fabriquer
des bouteilles avec une soupape sur le coté
(difficilement trouvables de nos jours),
sur laquelle il suffisait d'appuyer pour échapper
le gaz permettant à la bille de
tomber dans la bouteille.













Puis ils inventèrent le système Hutchinson en 1879
qui n'était guère mieux
car en versant ,
la boisson rinçait la fil d'acier
(parfois rouillé)
qui maintenait la rondelle joint
et qu'ils venaient de pousser
dans la bouteille pour l'ouvrir.







De nos jours , pas d'amélioration ,
lorsque nous buvons une canette
(boite) métallique de boisson inventée vers 1930,
nos lèvres essuyent le bord de la boite,
et on ignore les conditions de manutention
subies par la canette.

mercredi 26 août 2009

N°12 occupation dilettante

En ce moment , c'est la saison des mirabelles en Lorraine.
Et si je pouvais donner une utilité à mes bouteilles à bille
en les utilisant pour conserver des mirabelles ?


Ouais , bof ! pas évident d'introduire les mirabelles ,
je ne sais pas si j'arriverai à les faire cohabiter avec la bille.
Et pourtant en fermentant , le gaz de fermentation
pourrait-il maintenir la bille contre le joint ?

Quand pensez-vous ?
Laissez moi un commentaire pour m'aider

mardi 25 août 2009

N°13 Fabrication du col de la bouteille

Pour fabriquer une bouteille , on fait tomber dans un moule une goutte de verre en fusion (paraison) , puis on souffle de l'air chaud afin que le verre s'étale sur les parois du moule formant ainsi le corps de la bouteille. Le premier moule à verre fut inventé en 1821 mettant fin au soufflage par l'homme.
Les grandes verreries mécaniques ne verront leur essor qu'à partir de 1920 en France , les bouteilles à bille furent donc importées d'Angleterre pour les embouteilleurs Français , peu de verriers français fabriquèrent des bouteilles à bille)

1ère machine automatique à souffler les bouteilles inventées par M.J.Owens en 1904





Après le moulage d'une bouteille Codd , le col n'est encore qu'une ébauche , il faut introduire la bille de verre d'un diamètre de 17mm , puis utiliser une double pince qui servira à former définitivement la rainure intérieure ainsi que le galbe extérieur du col.
La bille est ainsi définitivement prisonnière dans la bouteille.

Que cette bille était attirante lorsqu'un papa disait:
"tiens fiston , va me chercher une autre bouteille de bière à l'épicerie"
Et le gamin s'en allait , tenant précieusement dans ses mains la bouteille vide .
Sur le chemin il comparait cette merveilleuse bille de verre par rapport à ses banales billes en terre dont la peinture s'effritait , qui lui servaient pour jouer avec ses copains .

Et bing , survenait fatalement l'inévitable (mais pas involontaire) accident , la bouteille glissait entre ses petits doigts innocents pour aller se fracasser sur les pavés.
Ramasser les tessons de verre était risqué , seule la bille de verre était récupérée et vite enfouie au fond de la poche de sa culotte courte.

Ainsi fut le triste sort de beaucoup de bouteilles Codd.

La plus vieille bille connue daterait de 6000 ans et serait conservée au musée d'Oxford

Hiram Codd a réalisé des bouteilles avec des billes ovales pour ne plus tenter les enfants, mais elles sont devenues rares


lundi 24 août 2009

N°14 imagination des verriers

En ce dernier quart du 19ème siècle (et comme longtemps encore) ,
les petits fabricants de boissons gazeuses (limonadiers , brasseurs , eau minérale et sodas naissants) étaient souvent plusieurs dans une petite ville.
Comme vous vous en doutez après mes explications précédentes , ces bouteilles coûtaient cher à fabriquer et la tentation d'utiliser celles d'un concurrent était inévitable malgré les gravures personnalisées.
Pour différencier les bouteilles , on utilisa des billes en couleur tout en faisant attention de n'utiliser une couleur que pour un seul fabricant d'une même ville.
Ces bouteilles avec billes de couleur tentèrent encore plus les enfants et elles sont pratiquement introuvables aujourd'hui.





Et il fallait bien regarder
la couleur des billes ,
donc on créa des bouteilles
avec le col en couleur,
dans une caisse on repérait
plus facilement ses bouteilles.


dimanche 23 août 2009

N°15 De toutes les couleurs


Le col en couleur c'est bien ,
mais il y a eu des bouteilles
toutes en couleur
et de toutes les nuances possibles.

La simple solution fut aussi
de dépolir les bouteilles
en verre blanc pour leur donner
un aspect satiné.







Des bouteilles bleu-cobalt furent réalisées
et on estime à moins de 1000 bouteilles
seulement le nombre fabriqué ,
si on enlève celles cassées ou disparues
il en reste très peu et leur prix
a déjà dépassé les 7000 €uros sur Ebay.
(le prix courant étant de 1000 à 1500€
pour ces bouteilles bleu-cobalt)
Aussi des faussaires n'hésitent pas à
peindre des bouteilles blanches en
espérant faire une bonne affaire
(voir la mienne ci-dessus , mais c'est hélas une bouteille de faussaire)

samedi 22 août 2009

N°16 Contenance


Les bouteilles à bille avaient
une contenance de 6 à 13 Oz
soit environ de 18 à 40cl.

Mais ces tailles pouvaient
varier selon les pays
d'utilisation.

Au Japon il y a eu des
mini-bouteilles de 5cl (- de 2 oz)

En Australie il a eu des bouteilles de 75cl (26 oz)







et en France , sans doûte pour respecter une réputation qui nous colle à la peau tout comme le béret et la baguette , on faisait des bouteilles allant jusque 75 cl ( 26 oz )
Pour faire plaisir à Mr Claude Evin , on supposera qu'elles ne servaient que pour de l'eau minérale et autres sodas.







Mais voici la plus petite de ma collection , elle n'a pas de bille , je suppose que c'est un objet publicitaire ou une bouteille d'une dinette.


Dans les pays anglosaxons ces bouteilles étaient transportées dans des caisses en bois pouvant contenir 72 bouteilles soit selon mes estimations un poids de 100 kgs pour des bouteilles de 40 cl.
Les livreurs seraient-ils des surhommes ? J'ai vu en Ecosse il y a quelques années des futs de bière de 200 litres destinés aux pubs . (chez nous les futs de 50 litres sont remplacés par des 30 litres , lumbagos et sécurité du travail obligent)

Et des objets publicitaires existèrent pour les bouteilles à bille,
mais pas des porte-clefs ou des pins , ce sera à inventer plus tard,
alors pourquoi pas des bouteilles grandeur nature en grés,
et s'il en reste encore , c'est qu'elles n'avaient pas de bille (en terre) pour tenter les enfants.

vendredi 21 août 2009

N°17 Un peu de lecture



Dans ce blog (n°3 et n°15), vous avez vu une bouteille à bille sur laquelle est collée une fausse étiquette de bière Champigneulles.

Vous pouvez retrouver une gravure identique en couverture d'un livre pour lequel j'ai fourni quelques photos et qui vient de paraitre , intitulé "Champigneulles l'Européenne" réalisé par Mrs Jacques Mignard et Benoît Taveneaux et édité par le Musée Français de la Brasserie à St.Nicolas de Port.

Pas de bouteilles à bille dans ce livre et pourtant au n°4 de ce blog , il y en a une qui fut utilisée jadis dans une usine des brasseries de la Meuse avec laquelle Champigneulles est devenue la Société Européenne de brasseries , sujet de cet intéressant ouvrage judicieusement documenté.
(si vous connaissez d'autres bouteilles à bille utilisées par ces brasseries , l'info m'intéresse , laissez-moi un commentaire)

jeudi 20 août 2009

N°18 Formes et concurrence

Avec la mécanisation , la fabrication des bouteilles fait de rapides progrès , toutes les formes deviennent possibles , surtout que la demande est grande pour de nombreux pays en pleine expansion.
Hiram Codd de 1872 jusqu'à sa mort en 1887 , déposera plus de 500 brevets.
Dan Rylands son associé réalisera lui aussi ses propres bouteilles ainsi que d'autres verriers.
Les Belges revendiquent l'invention de la bouteille à bille par Mr Chaffart.







Les bouteilles à bille étaient souvent marquées en relief lors du moulage aux noms des fabricants de boissons.

Peu le furent par dépolissage du verre, comme celle-ci des Etablissements ADAM à TOUL près de NANCY.

mercredi 19 août 2009

N°19 Moyens d'ouverture

Il n'y a qu'une seule possibilté pour ouvrir une bouteille à bille:
il faut pousser la bille dans la bouteille.
Hiram Codd inventa le pousse-bille qu'il fallait introduire dans le col , fini les doigts sâles dans la bouteille.
Tous les modèles furent possibles , pousse-bille simple , pousse-bille avec tire-bouchon , pousse-bille avec un petit tube permettant d'échapper le gaz sur le coté , pousse-bille en verre et même une pince .




Les américains firent modifier la bouteille en adaptant sur le coté du col une soupape sur laquelle il suffisait d'appuyer pour échapper la pression du gaz pour que la bille tombe d'elle même dans la bouteille (voir page 11, c'aurait été chouette une bouteille avec 48 soupapes comme sur un moteur 12 cylindres en V ).

mardi 18 août 2009

N°20 Nouveaux bouchons

Vous venez de découvrir les pousse-bille , mais une fois ouverte , ce n'était pas facile de reboucher une bouteille à bille .

Il fallait qu'il reste suffisamment de boisson gazeuse dans la bouteille , obturer le col avec son pouce , agiter la bouteille puis la retourner , enfin enlever son pouce
çà marchait ou çà ne marchait pas.
mais se faire arroser était souvent garanti.
Un bouchon métallique que l'on pouvait remettre sur la bouteille fut commercialisé , un peu comme celui que nous utilisons aujourd'hui pour les bouteilles de champagne.

D'autres systèmes furent mis au point.

Tout d'abord le bouchon mécanique en grés vers 1880 , mais il ne sera vraiment employé qu'au début de 1900 puis peu à peu délaissé au profit du bouchon couronne , mais vers 1980 , dans un esprit de retrouver l'authenticité , il fit son retour et a toujours du succès en ce 3ème millénaire.








En 1892 , William Painter invente le bouchon couronne ou capsule métallique , tel que nous le connaissons de nos jours , le joint de liège remplacé par du polyéthylène ne laissant pas d'arrière goût à la boisson.

Mais son utilisation à l'échelon industriel ne débutera qu'en 1920










Avec ces nouveaux bouchages bien adaptés pour les machines de remplissage automatiques dont les cadences atteignent plus de 1000 bouteilles à l'heure , pour dépasser aujourd'hui les 100.000 b/h , les bouteilles à bille et celles en grès seront abandonnées vers 1930 pour raisons d'hygiène alimentaire.

Mais ne croyez pas qu'elles sont totalement disparues.

lundi 17 août 2009

N°21 Et le bouchon à vis?

Avec le bouchon mécanique et le bouchon couronne (N°20), il y en a un 3ème très usité de nos jours.

Nous connaissons le bouchon à vis en aluminium puis en plastique , sans qui le "Bigarchon" n'existerait pas , et dont l'utilisation s'est généralisée dès la fin des années 60.

Son invention date de la fin du XIXème avec un bouchon en bakélite dont le vissage se faisait à l'intérieur du col de la bouteille







Je vous ai aussi parlé des bouteilles en couleur (revoir N°15)
Il y avait également la couleur noire , ou plus exactement verte très foncée.
Comme on ne voyait pas la boisson dans la bouteille , cette couleur noire fut peu utilisée , et pour l'instant je n'ai pas la chance d'en posséder une.
Par contre j'ai trouvé une bouteille à vis (intérieure), de couleur "noire" , avec gravée sur le corps , une bouteille à bille Codd.













J'ai fait ainsi "d'une pierre 3 coups"
(l'expression normale étant
"d'une pierre 2 coups")
-bouteille à vis
-bouteille noire
-gravure Codd noire.

La société WA.WILKINSON a fermé en 1960.

Fini avec les antiquités , au prochain N° les bouteilles à
billes du XXIème siècle







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